5 choses à savoir sur l’Ylang Ylang au Domaine de Florette

5 choses à savoir sur l’Ylang Ylang au Domaine de Florette

5 choses à savoir sur l’Ylang Ylang au Domaine de Florette lors de votre ballade à la journée

D’où vient l’Ylang Ylang ?

Pour le botaniste, l’arbre de L’Ylang Ylang est classé dans la famille des Annonacées. Il provient de l’Asie du Sud-Est. En Indonésie, il est de coutume de répandre ses fleurs sur la couche des jeunes mariés. On le connait sous l’appellation « cananga », de son nom indonésien et javanais : « Kenanga ».

Ylang Ylang Cananga

Aux Philippines, on en tresse les fleurs sous forme de colliers ou couronnes. Les femmes les portent lors des cérémonies. Les Philippins les disposent sur les images ou statues religieuses. Les fleurs de Sampaguita sont associées aux fleurs d’Ylang Ylang pour les décorations festives.

Alors que dans l’archipel des Comores, deux fleurs d’Ylang Ylang sont intégrées dans l’écu central des armoiries de Mayotte. Ces dernières ont été adoptées en 1982.

A Madagascar, notamment à Nosy-be, l’Ylang Ylang a donné à l’Ile son appellation « l’Ile aux parfums ». Cet arbre se marie très bien avec la terre volcanique et en pente de l’Ile.

Au Domaine de Florette, à Nosy Be, nous le cultivons pour ses fleurs. Plus de 1000 pieds sont plantés dans le Domaine de Florette. Nous en extrayons l’huile essentielle. Cette huile essentielle selon sa densité de distillation est très recherchée et utilisée en parfumerie.

Les huiles essentielles d’Ylang Ylang possèdent également des propriétés médicinales très importantes. Les professionnels de santé et bien-être exploitent ces huiles pour leurs prestations pour votre plus grand bonheur en santé ou bien-être. Leurs sites web ou centres de soins sont nombreux. Voici en résumé les bienfaits de ses huiles essentielles.

Les 6 propriétés bénéfiques de l’Ylang Ylang en matière de santé et bien-être

L’huile essentielle d’Ylang Ylang produit un principe actif aux différentes vertus : les « Esters monoterpéniques ». Ce principe actif intervient au niveau du système nerveux, cardio-respiratoire, etc. On lui reconnait de nombreuses propriétés thérapeutiques, à savoir (liste non exhaustive) :

  • Effets antispasmodiques : douleurs liées au stress, tels les maux de ventre, règles douloureuses.
  • Effets cardiaques hypotensifs : calme les tachycardies, les hypertensions.
  • Effets anti-inflammatoires.
  • Effets antiparasitaires et anti-infectieux : dermatoses, gale…
  • Effets sur le système nerveux : calme les stress, les tensions et autres insomnies, déprimes.
  • Effets aphrodisiaques : booste la libido, stimule le système nerveux…

Bref, les utilisations de ses huiles essentielles sont nombreuses et infinies dans le domaine de votre bien-être et santé.

A Madagascar, la culture de l’Ylang Ylang se localise dans 3 régions : Nosy-be, Le Bas-Sambirano et le Moyen Manombo.

Les régions de production Ylang Ylang

Une culture semi-industrielle à Madagascar : les plantes à parfum Jean Noel Salomon

C’est à Nosy Be que l’on trouve la plus forte culture de cette plante à parfum. Nosy Be et le Bas Sambirano sont considérés comme étant les plus gros producteurs en termes de tonnages. Tandis que selon les spécialistes, la région du Sud-ouest de Madagascar au nord de Tuléar est en déclin.

L’Ylang Ylang a été apporté par les missionnaires dès le début du 20e siècle dans l’Ile de Nosy Be. Devant l’expansion de sa plantation, cette plante aux forts parfums a donné à l’ile son appellation de « l’Ile aux parfums ».

Nosy Be est devenue le premier centre de production et de culture dès cette époque. La culture s’étend progressivement vers le Bas Sambirano.

Savez-vous planter l’Ylang Ylang ?

L’aventure commence avec la graine de l’Ylang Ylang, nommé localement « Ambio ». Dans le Domaine de Florette, nos équipes préparent les graines dans des semis pendant environ 4 mois. La germination se produit. La terre du domaine et de Nosy Be en général convient à cette plante à parfum. On replante au bout de cette période de semis.

Au bout d’un an, nous obtenons un arbrisseau, nommé « Mondra ». On procède ainsi au repiquage. Nos spécialistes conseillent d’espacer les jeunes plants de six à sept mètres, sur des terrains plutôt sablonneux et bien drainés. L’Ylang Ylang apprécie les terrains volcaniques à fortes pentes de Nosy Be. Tandis que dans le Bas Samirano, elle a une prédilection pour les terrains à bases d’alluvions siliceuses superficielles.

Le jeune plant ne nécessite pas une terre très fertile. C’est une plante assez rustique, nous avons préféré lui réserver les terres moins bonnes. Les autres terres fertiles peuvent être attribuées aux plantes exigeantes comme le cacaoyer, par exemple.

On estime la durée de vie de l’arbre d’Ylang Ylang entre 45 à 50 ans, voire 80 ans dans son état naturel. Peut-être, trouveriez-vous dans le Domaine de Florette ou à Nosy Be un arbre de cet âge ?

Quels sont les soins apportés à la croissance de l’Ylang Ylang ?

Pour obtenir des branches florifères, faciles à cueillir, nos spécialistes doivent procéder à des coupes régulières. L’opération consiste à empêcher l’arbre de trop grandir, on limite la hauteur à environ 2.5 mètres. Le tronc peut se développer. Sans intervention humaine, il peut atteindre les quinze mètres.

L’art de récolter les fleurs d’Ylang Ylang

Les mains des spécialistes du Domaine de Florette coupent les « gourmands » ou les rameaux inutiles. L’arbrisseau est maintenu à la bonne hauteur en coupant régulièrement sa tête. Nous recommandons de ramener les branches et branchettes vers le bas : on oriente, de cette façon, la sève vers les branches florifères. L’opération facilite la cueillette et le ramassage des fleurs le moment venu. Cette pratique nous procure des fleurs plus nombreuses.

L’arbre est productif au bout de cinq ans et il est considéré adulte au bout de sept ans, l’âge où il produira le maximum de fleurs. Lors de votre ballade à la journée dans le Domaine de Florette, nos guides vous montreront comment distinguer les fleurs au milieu des longues feuilles vertes du ramage.

Comment reconnaitre les fleurs Ylang Ylang et quand les cueillir ?

L’art de récolter les fleurs d’Ylang YlangVous apprendrez à repérer la fleur de couleur vert, d’abord, ensuite jaunâtre. On reconnait sa forme en étoile avec ses six pétales recroquevillés quand elle est jeune. Elle se déploie à sa maturité. Vous apprécierez son odeur puissante et jasminée, si caractéristique.

Sans l’intervention humaine, cette fleur se transformera en un fruit vert, qui peut virer en un bleu très foncé, une fois à maturité.

L’art de récolter les fleurs d’Ylang Ylang

Le ramassage, lors des forts rendements, s’effectue en saison sèche, soit de mai à décembre. Un même carreau est visité trois à quatre fois par semaine. En théorie, il est possible de récolter toutes les 24 heures. Entre la saison humide et la saison sèche, la production est réduite.

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Si vous désirez suivre les ramasseurs, il faudra se lever très tôt, aux aurores. Les fleurs conservent ainsi le maximum de parfums. Le parfum le plus fort se dégage vers les dernières heures de la nuit.

On cueille les fleurs les plus jaunes, c’est-à-dire, les fleurs adultes. Elles sont les plus « odoriférantes » selon le terme consacré. Notre guide vous expliquera qu’il faut repérer les fleurs les plus épanouies : elles présentent un point rouge à l’intérieur et à la base de son pétale. Elles seront ramassées dans les « gony » et dirigées vers la distillerie rapidement. On peut dire qu’un arbre taillé produit entre 15 à 25 kilos par an. Un hectare d’arbres adultes peut produire jusqu’à 400 kilos par an, cela peut varier selon les floraisons et les bons soins des récoltants.

Maintenant, direction visite de la distillerie huile essentielle Ylang ylang pour la suite de votre ballade dans le domaine.

Réservez dès maintenant votre ballade au Domaine de Florette en remplissant notre formulaire de réservation

Comment rejoindre le Domaine de Florette ?

Source : l’excellent article de Jean Noel Salomon, Géographe agrégé. – Docteur en géographie (Aix-Marseille 2, 1986). – Professeur à l’Institut de géographie de Bordeaux III

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